les écrits

Bienvenue sur mon blog

2
sept 2011
Posté dans Non classé par myrva à 12:10 | Pas de réponses »

Derrière la joie d’obtenir son BAC, se cache la tristesse de quitter ses amis et le dégoût d’apprendre dans un pays infirme… C’est dans ces conditions que la meilleure mémoire demeure l’écrit.

Les vacances terminées, se pointe à l’horizon la frustration que tous les vaillants hommes doivent dompter. IL est six heures moins le quart lorsque l’horloge devance le chant du coq. Ceux qui n’ont pas encore mis fin à la sieste des congés, sont obligés de confondre le son du réveil et la motivation du sommeil. C’est avec aisance que les impatients du lycée, pensent à rejoindre leurs camarades.
L’enthousiasme des premiers jours, tolère les bousculades sur le lieu d’affichage des listes. L’année scolaire vient de commencer. Gil qui ne cesse d’interpeller Gloire devant le portail du seul Lycée Scientifique de la capitale et ses alentours, observe la joie de celle qui est perturbée par les questions des nouveaux élèves de seconde. Les membres de la NASA (nom de notre groupe de travail) ont juste le temps de papoter que la sonnerie retentie. Le groupe doit désormais subir le saucissonnage de l’administration qui envoie trois en Terminale C et quatre en terminale D.
Nous étions en attente dans notre salle de la D3 quand le bruit des pas, annonce la présence du professeur de mathématiques :
- C’est qui Orphé ?
- C’est moi monsieur!
- Espèce de cafard.
Tous ceux qui ne comprenaient pas l’intérêt d’une telle injure, avaient les yeux écarquillés. Ceux qui cherchaient le moyen de montrer leur denture blanche ou jaune se marraient sans retenue. Orphé venait de subir l’injure d’un prof qui avait reçu les informations de son collègue de première S1.
« Aujourd’hui nous commençons en analyse avec la révision sur les limites de fonctions », aussi brutal qu’était ce début de cours, personne n’était vraiment surpris dans un lycée habitué à la torture intellectuelle. Le seul cours du jour terminé, il était nécessaire d’attendre les trois autres qui vivaient l’agressivité du premier jour en terminale C. Tout le monde enfin réuni, le programme de fin d’année pouvait se former. C’est avec gaieté, que la naissance de la caisse-Bac rappel à tout le monde la nécessité d’avoir son sésame pour ne pas être obligé de vivre la solitude l’an prochain.
Il est quatorze-heures quand le soleil ne laisse à personne le droit de trainer dans la cour. C’est avec toute la difficulté du monde qu’il faut batailler, pour espérer monter dans un toc-toc qui aura du mal à tourner devant le plus grand lycée du pays.
« Où est Dimitry ? », demande Adriel, lorsque que ce dernier raconte de tout et de rien avec une fille de seconde. Ah ce Dimitry? L’élève scientifique le plus littéraire de toutes les terminales réunies, n’a pas perdu sa vantardise de seconde S1. Oui de seconde S1. C’était en ce temps le meilleur élève.
Le mois de novembre arrivé, les enseignants qui stigmatisent l’attitude d’un gouvernement oppressé dans tous les domaines, ralentissent l’efficacité des cours. C’est avant cette période de grève qui se confirme, que les premières notes révèlent à certains que l’année entière sera compliquée.
- Qu’ya t-il Shousty ?
- Le prof de physique là m’énerve quoi ! Il ne sait pas corriger !
- T’as eu quelle note ?
- 5/20 Vannelh !
- Mais l’année commence juste, donc t’as pas à t’en faire autant.
Quel mensonge ? 5/20 doit donner à tout un chacun le droit de crier, quand il faut avoir ses trimestres, pour mener une vie estudiantine agréable.
A la porte du 22 décembre 20.., c’est l’au revoir partiel qui accompagne chacun de nous dans sa famille. La mienne affectée dans le grand Haut-Ogooué, n’a aucune autre possibilité que nous joindre par téléphone. Il est claire qu’en cette fête de la nativité, être seul donne lieu à l’orphelinat. C’est tout naturellement que l’HONEY qui m’accompagne depuis quatre années me donne le bonheur d’un séjour.
Le matin du réveillon, le ciel qui peine à trouver son véritable éclat, permet au voisinage d’entamer les préparatifs du moment. Le soir arrivé, c’est avec conviction que main dans la main, la belle rue de Glace nous reçoit. Libreville, l’une des villes subsahariennes à connaître la grande ambiance pendant les jours de fêtes et le week-end, peut taire l’insalubrité de ses quartiers.
- Asseyons-nous à cette table !
- Tu te sens bien à cet endroit HONEY ?
- Avec toi à mes côtés évidemment que je me sens bien !
C’est dans cet échange de douceur, que la servante du restaurant qui nous observait, présente un menu dont le choix impose la connaissance.
« S’il vous plait servante, apportez nous deux cocas et préparez une pizza vosgene », celle qui se plaisait à voir les amoureux, fit rapidement la commande.
La soirée qui continuait à briller de ses étincelles, encourageait les intimes, lorsqu’un message téléphonique de Cé, nous rappel qu’on doit se retrouver à la maison.
Quelle formidable soirée ? De toutes les soirées que j’avais passées, celle là ne fut pas la moins importante…

Il est dimanche, lorsque la pensée de la reprise des cours terrasse les élèves déjà horripilés par les visages de certains profs.
- T’as eu quelle moyenne ce trimestre Vannelh ?
- 10,79 et toi ?
- 11,52, je suis 1er !
Prince Hardy qui s’attendait à me voire premier avant d’avoir reçu son bulletin, est déçu de ma 6ème place. Le Lycée d’Excellence qui dans sa tradition refuse de voir des élèves en vacance partielle sans leurs résultats, avait donné aux parents la possibilité de faire des économies.
- Vannelh qu’est-ce qui ce passe avec le travail de Tony dans votre classe ?
- Ah Gil, c’est dur à dire mais le meilleur élève en physique de seconde et première ne trouve plus ses traces.
Face à cette situation d’un des nôtres, les membres de la NASA se retrouvent aux fins d’éclaircir l’attitude de Tony qui s’absente régulièrement des cours.
- Qu’as-tu Tony ?
- Ah les gars ya rien, c’est juste un petit problème de taxi !
- Mais toi aussi, tu as des problèmes de taxis et tu ne peux en parler aux autres ? soutient Yvan Gracia.
C’est le bel argument que Tony parvient à passer jusqu’au moment où tout le monde remarque bien, que même arrivé le matin, il refuse de faire les cours de Mathématiques qu’il ne comprend pas.
Amanké qui comme tout le monde est animée de la volonté de voire ses amis passer au premier tour, remotive les groupes de travail.
Nous sommes un mardi de mars quand un groupe d’élèves, sous un feuillage de manguiers, formule le vœu d’entrer à l’internat. C’est à cet instant que le prof de philo qui nous observait, nous donne le courage d’affronter un proviseur rempli de mépris. La devanture de l’administration est envahie par les plus courageux. C’est sans tarder que le proviseur qui vient d’être informé de notre présence apparaît.
- Oui qu’ya t-il ?
- Euh monsieur, en faite euh !
Quand le proviseur rebondit d’un ton accentué qui pouvait dissoudre du fer.
- Parlez !
Derk le plus courageux, tente de briser le silence en prenant la parole.
- Monsieur le proviseur, nous habitons loin de l’établissement, et nous sommes généralement obligés de rentrer autour de vingt-heures parce qu’il faut qu’on travaille. Nous souhaitons entrer à l’internat pour mieux aborder l’examen.
- Vous racontez quoi là ? Personne parmi vous n’a de problème de déplacement ! Et vous avez vu quel établissement ouvrir l’internat cette année ? Donc arrêtez-moi vos bêtises. Le Ministre n’a pas demandé d’ouvrir les internats. Et même si c’était ouvert, vous allez manger où ?
- Monsieur, moi j’ai un problème de prise en charge par mes parents ! disait Shousty.
Ah Shousty-guess ! Cette année de terminale fut particulièrement pour lui un calvaire. La guerre entre un père qui ne veut rien faire et une mère qui estime avoir trop fait l’agaçait.
- En tout cas je vais ouvrir l’internat en mai quand le ministre le décidera, allez le voir si vous voulez.
Pendant que les élèves conscients du BAC qui se rapproche sans pitié, multiplient l’étude, le score d’absence de Tony ne cesse de croître exponentiellement. Les notes qui n’arrangent toujours pas certains, ne veulent arrêter leur agressivité. Les futurs bacheliers qui n’approuvent pas la décision du proviseur, noircissent le cœur.
Le deuxième trimestre qui a pu se terminer malgré les menaces fracassantes des profs syndiqués, dans les plus grands établissements de la place, laisse à son passage quelques heureux :
- Gil, là tu as encore fumés les autres ?
- Non, c’est Adriel le 1er ! Moi je suis 5ème avec 11 !
Pendant que Yvan, Adriel et Gil entretiennent le climat de la C, Dimitry qui depuis la classe de première avait oublié le bonheur d’être leader de classe, peut se redonner une démarche particulière quand tous les bulletins de la D3 détiennent sa moyenne. Shousty qui avait raté le premier trimestre peut se satisfaire d’attraper son 10,06.
- Ah Shousty, t’as fait comment ?
- Ouais les gars allez-y, c’est ça !
Les rigolades fusent de partout à la moindre occasion possible. Les plus sensibles qui ne peuvent supporter cet état de choses, sont contrains de s’éclipser.
Comment oublier ce jour, où toute la classe était surprise de voir à travers des vitres poussiéreuses, un responsable administratif à chemise mal boutonnée, traverser la cour avec un bout de papier en direction du service social ? C’est seulement à ce moment que le souvenir d’avoir reçu dans la nuit d’hier, un message de Shousty qui annonçait son retrait final du lycée et le passage coléreux de ce responsable, réapparait.
Le chef du service social qui est entrain de découvrir le contenu de la lettre, apprend malheureusement ce que certains de nous savions déjà. Le responsable de l’établissement qui trouvait en ce geste de courage, un élan d’impolitesse refuse de croire les écrits du courrier.
C’est naturellement qu’une lettre de convocation adressée à ses parents m’est confiée pour être un de ses proches amis.
C’est à la suite d’un entretien sincère entre parents et administration, que le proviseur découvre la difficulté d’un de ses élèves. Shousty qui avait reçu notre visite à domicile était content de retrouver le moral. Les jours qui ont suivi ne ressemblaient plus à ceux qui venaient de disparaître.
Nous sommes en plein avril, quand la grève des enseignants, qui se durcie, oblige le gouvernement à repousser les dates effectives des examens désormais incertains dans les esprits.
- Je préfère qu’ils annulent l’examen une bonne fois quoi !
- Tu blagues ou quoi Gilchrist ? Moi je n’ai pas envi de revenir ici l’année prochaine à cause de ces choses là !
- Tu as raison Vannelh, mais avec la coupure des cours à chaque fois, le moral est de plus en plus faible !
- En tout cas, cette année on doit partir Gil.
Nous étions dans une salle entrain de parler quand l’annonce de l’entrée à l’internat par Serge, le gardien du lycée, nous surprend. Gil et moi satisfaits de cette belle victoire, due en partie à la résolution des problèmes de Shousty par le proviseur, avons rapidement choisis de rester dans la même chambre…
II

Ah l’internat ! Certains s’étaient déjà imaginés l’ambiance qui allait prévaloir. L’empressement timide au départ, s’accélère rapidement ! Gil, Adriel et moi, dans la même chambre, étions en plein nettoyage des lieux moins crasseux qu’il ya deux années. Nos effets essentiels déjà présents peuvent remplir les abords de la chambre. Tous ceux qui comme nous s’étaient fait à l’idée de passer des temps inédits, ne manquaient pas d’apporter leur matériel de travail, leur lit, tout l’arsenal utile pour la circonstance. A l’entrée du foyer, le censeur qui maîtrisait tous les élèves et particulièrement ceux de la NASA, ne se gène pas et me demande en présence des petits de seconde et première mon résultat du Bac blanc. C’est tellement facile de répondre qu’on a évité la honte par l’admissibilité en présence de tout un établissement réuni en son cœur. Le Bac blanc ! Le souvenir violent des épreuves de mathématiques et biologie, inquiétait tous les élèves de terminale quand, accompagné des profs influents, le proviseur décide d’annoncer comme de coutume nos résultats : « C’est pas du tout fameux pour certains, ceux qui refusent de se mettre au travail ne reviendront pas ici ». Le sang qui a du mal à circuler, transporte le peu d’oxygène qui nous reste. La pression est forte, les regards sont multiples. On peut bien entendre comment ceux qui ne connaissent rien du BAC se donnent un réel plaisir de rire. « Nous commençons par la série D, un seul admis d’office », tournez-vous bien, c’est MBADINGA Orphé qui reçoit la palm d’Or avec son 10.04. La joie se traduisait par des acclamations. Les élèves de la terminale D3 habitués à choper les meilleures moyennes des devoirs communs, pouvaient encore affirmer leur fierté. Prince Hardy qui vient d’être déclaré admissible avec un 9, confirme le bien que les profs disaient de lui.
Les 9 sont déjà terminés, les 8 se rapprochent de la fin quand j’entends BOUNGOTO.B Joe-Vannelh, 8.22 ! Ah enfin ! Ce fut comme si nous étions le vrai jour. La chaleur fortement élevée en moi, venait de subir l’effet des pôles.
« Nous passons à la série C », c’est sans surprise, qu’Yvan venait de décrocher ce que personne n’ignorait. Gil qui s’attachait un peu plus à la science physiques désormais et Adriel se suivaient, sans éteindre l’incontournable Amanké. Tout notre groupe venait pratiquement d’habiller une nouvelle confiance.
C’est au moment de rentrer, que l’attitude de ma petite sœur, me rappelle qu’elle a eu un 7.97 ! Tellement sensible, c’est à peine si les larmes la fuyaient. Remarquant cette blessure, j’ai exigé d’elle un petit temps pour rentrer ensemble.
- Pourquoi être abattue alors que tu as un 7 fort Gloire ?
- Ce n’est pas la moyenne, donc je n’ai pas le niveau !
- Arrêtes avec ça, tu es parmi les meilleurs de la classe et des terminales, pour te sous-estimer alors que ton 7,97 est très proche du 8 !
L’une des meilleures élèves de biologie de terminale qu’elle était, sa déception s’est facilement transformée en un petit sourire.
Tiens mercredi nous commençons avec les épreuves sportives du vrai BAC. Les mois sont tellement vite passés que personne n’avait la parfaite maîtrise de l’enchaînement officiel et même du libre.
- Tu as déjà acheté ta tenue de sport ?
- Non, j’irais au marché tout à l’heure.
- Mais vous avez cours non ?
- Qui a cours ? un faux cours de philo comme ça !
- Ah Gil, non toi ! Bon donc on ira ensemble !
- Si tu n’as pas cours on peut aller maintenant !
C’est à ce moment que ma petite sœur qui surprend la conversation, m’empêche de rater le cours de français. Vraiment, je me rappelle de moins en moins les fois où je n’ai pas été surveillé par elle. Gil, qui refusait d’aller désormais avec moi, disparut derrière une touffe d’herbe.
De plein pied dans le mois de mai, le Lycée National retenu pour les épreuves pratiques, nous accueil dans ses locaux vieillissant. Le gymnase qui souffre du manque d’attention, ne ressemble à rien d’intéressant. Quel début d’examen ? Les profs syndiqués, arrivés sur le lieu de teste, perturbent rigoureusement le déroulement de la pratique. « Le gouvernement, ne veut pas réagir face à nos revendications, donc restez chez vous jusqu’à ce que vous ayez reçu le communiqué des membres de la CONASYSED », les élèves qui chahutent sans intérêt, deviennent incontrôlables. Le portail de ce grand Lycée, qui laisse rentrer et sortir les déçus, est vite brutalisé. Ceux dont l’impétuosité est reconnue, envahissent les deux seules vraies routes de la ville avec des fers qui interdisent aux véhicules, de poursuivre leur chemin. Le proviseur du Lycée National qui est rapidement informé, joue la négociation.
- S’il vous plaît calmez-vous ! Libérez la voie publique.
- Monsieur, nous ne sommes pas d’accord d’être les victimes du gouvernement et des profs, nous voulons passer notre examen !
- L’examen se tiendra, les enseignants manquent juste de patience et le gouvernement entier est sur le dossier.
C’est l’occasion pour les personnes qui n’apprécient pas le gouvernement, de vociférer.
- Monsieur le proviseur, nous ne sommes pas prêts de libérer la voie si le ministre ne se déplace pas.
Le visage du pauvre proviseur qui suait, suppliait les élèves.
- Bon j’appel le ministre !
- Faites –le devant nous !
Convaincus que le ministre arrivait et motivés par l’arrivée coïncidente des soldats rouges, la voie s’est vite libérée.
Gil et moi fatigués par les mascarades de la vie, sommes allés dans un cyber pour prendre connaissance des réponses des Instituts Universitaires de Technologie en France (IUT).
Tous ceux qui avaient déposé leur bulletin du 1er et 2nd trimestre étaient plus que persuadés de leur acceptation. Quelle déception ? Six jeunes gens dans un petit Lycée de 86 élèves de terminale, se sont fait admettre. Gil qui était satisfait après un tel succès, tente de me remonter le moral.
- Ecoutes frangin, ce n’est pas si grave que ça, ya plusieurs concours et les eaux et forêts que tu veux faire.
- Tu as raison mais apprendre dans ce pays, n’est pas intéressant.
- Et puis ce n’est pas encore fini, tu as la préinscription pour Henri Poincaré de Nancy en France.
- Ah c’est vrai, je l’avais déjà oublié celle là, mais toujours est-il qu’avoir la bourse d’étude pour l’étranger dans ce trou de merde est très compliqué, surtout lorsqu’on n’a pas des parents DG ou ministre.
Le meilleur ami que j’avais s’éloignait un peu plus pour la France, tandis que mon destin au Gabon se dessinait.
A l’internat c’est un tout autre monde, la nuit plus dense que le jour, échauffait les esprits.
- Gloire est déjà là ?
- Non elle est dans le taxi, d’après son dernier message.
- Au fait Van, on boss quoi ce soir ?
- La biologie je pense !
La biologie ! La matière la plus agressive de toutes les sciences, nous faisait passer un mauvais quart d’heure. Gloire qui mieux que personne, comprenait cet enfer, se plaisait à nous l’expliquer.
- Mon grand frère je suis à la route viens me chercher !
- Gilchrist est déjà en route, ne bouges pas.
C’est dans des salles bien éclairées que le sérieux se lisait sur les visages. Tony qui avait de mauvaises notes un peu partout, était de la partie. Tout le groupe enfin pouvait rechercher un sans faute. Nous tous, exceptés Tony et Shousty, n’avions jamais raté une année scolaire. C’était une raison suffisante pour être confiant. L’heure de la pause arrivée, la cafetière pleine d’eau chaude subissait la violence des brutes.
Il est trois heures du matin, quand personne ne peut résister à la fatigue.
- Cracra !! craaaaaaaaaaaaaa !!
- Qu’est-ce que c’est ?
- Les salauds, ils sont entrain de faire le tapage annoncé la journée !
- Les gars, arrêtez çà, on veut dormir!
L’ambiance festive de toutes les nuits agaçait. Les cris, les tambours, les bois, ils utilisaient tous les objets possibles pour manifester une joie qui cachait l’angoisse de revenir l’année prochaine. L’atmosphère qui boumait, encourageait les sexologues à changer les petites.
Adriel, qui n’oubliait jamais de réciter ses prières, avait du mal à dormir. C’est sans hésiter que Gil et moi, le taquinions en amour.
L’année scolaire qui était pratiquement à son terme, nous réservait juste l’examen. La remise des bulletins du dernier trimestre est incontournable. Tout notre groupe, sauf un, disposait, en cas de succès à l’examen, de la bourse à l’université. Le Lycée peut enfin entrer dans le calme des vacances.
- Tu ne joues pas au foot vannelh ?
- Si, mais j’attends Mymy !
- Quand elle arrive fais-moi signe !
- OK Gil.
Ah Mymy ! L’HONEY que Dieu m’avait donné ne manquait aucune occasion pour me témoigner de son affection. Souvent plongé dans mes réflexions, je réalise mieux la grâce que tout le monde n’a pas.
Gil qui baisait la joue de Mymy, repart sur l’air de jeu lorsqu’après avoir déposés les vêtements qu’elle m’apportait, nous croisons Adriel non loin des salles de classe.
- Adriel, je te présente mymy !
- Ah ma belle sœur, comment vas-tu ?
- Je vais bien merci !
Les taxis ne se faisaient pas prier. Le regard accrocheur de ma dulcinée s’effaçait au virage du conducteur…

III
« Il faut travailler, pour avoir le BAC D, il faut travailler », ce sont les paroles que je ne cessais de répéter, pour me convaincre que j’étais déjà prêt pour le Grand jour. Chacun de nous pour passer des temps d’accalmis était rentré auprès de sa famille. Tous les apeurés voulaient la dernière bénédiction de son père ou de sa mère. Ah quelle chance, la mienne depuis mars est là. Ma chambre qui oubliait mon odeur, était bien entretenue.
La veille de l’écrit, ma mère qui croyait fermement à mon succès, formula une prière. Comment dormir ? Tous les visages et toutes les situations se présentaient. Lennah, ma petite grande sœur de onze mois, avait rêvé ma victoire. Les messages de soutiens fusaient comme jamais. La grande sœur de mon père, ma seconde mère, qui n’avait jamais été déçue par mes études secondaires, était très confiante.
Cinq heures du matin, le réveil qui me précipitait vers mon destin retentit. Après m’être douché, la belle tenue choisie à la veille, pouvait posséder mon corps. Il fallait arriver avant l’heure pour ne pas connaître le malheur des embouteillages.
- Tu es à quel niveau frangin ?
- Je suis déjà dans le taxi pour Bessieux !
- OK Gil, on se retrouve au portail.
Ma petite sœur Gloire plus loin à Immaculé, méritait un message de soutien. Les épreuves de Philo et Français étaient au menu du premier jour. C’est sans trop baver que la Philo était vaincue. Le Français qui faisait douter à cause parfois d’un prof négligeant, laissait moins confiant.
Les deux élèves du plus grand lycée du PK09, dont les numéros se suivaient, murmuraient devant moi.
Après une première journée de fatigue, en soirée, la dernière lecture de l’Histoire Géographie s’imposait…
C’est le même schéma d’hier qui resurgit.
L’épreuve de mathématiques au programme ce matin, j’étais moins craintif pour n’avoir jamais raté un trimestre en maths depuis la 6ème. Ceux qui connaissaient mon efficacité, savait que j’en ferrais une bouchée. Bon, pas tout à fait…
La journée terminée sous une note de satisfaction, il fallait penser désormais aux deux grosses Bêtes de demain : Sciences de la vie et de la (SVT) et SC.PHYSIQUE.
Avec une SVT moins violente et une PHYSIQUE négociable, l’écrit de ce grand diplôme se refermait définitivement. IL ne reste plus grand-chose ! Si l’Anglais. Cette dernière pierre qu’il fallait soulever, était en réalité pour moi et d’autres, la pierre capable de briser trois jours d’effort. C’est dans ces instants que même ceux qui ne sont jamais allés à l’église confessent le nom du SEIGNEUR.
De nouveau à l’internat, Adriel l’un des avant-centres les plus talentueux en anglais, se chargeait de m’entretenir sur le discours présidentiel de Barack OBAMA. Il est difficile de le croire mais c’était le seul texte que j’avais bien étudié avec Adriel et Charles le meilleur speaker de l’établissement.
- Adriel et Yvan, vous faites comment ? Il est bientôt douze heures.
- On se lave vite, attends nous !
En route pour affronter le dernier supplice de l’année. L’absence de taxis bus, nous forçait à prendre la course.
« Mettez-vous au centre de la cour, sortez des salles », c’était la voix d’une dame qui allait peut-être me massacrer. « Déposez vos convocations dans les cartons à l’entrée des salles selon vos numéros » ! Que Dieu est FORMIDABLE.
La démarche embrouillée d’un gros monsieur qui détient un document de jury, disparaît dans l’une des salles de Bessieux.
Certains sont déjà passés, Orphé, Bodar et moi avons le même jury. Lorsque notre tour ne tarde pas, nous entrons dans la salle d’une architecture coloniale. Le gros monsieur était notre jury. La bavure des deux qui me précédaient ne me dérangeait pas dans mon étude. Comment ne pas bénir ce GRAND Dieu ? J’étais entrain d’étudier le texte sur Barack OBAMA. Après ma prestation accompagnée d’un bonus, je venais de croire ceux qui pensaient que l’anglais n’était pas compliqué. La surprise de la Convention Nationale des Syndicats du Secteur de l’Education (CONASYSED), n’a pas tardée : « rentrez chez vous, tout est bloqué jusqu’à nouvel ordre » ! Ouf, j’avais terminé ce fameux BAC, quand Gil et plusieurs devaient attendre un jour de plus.
En fin terminé, nous sommes restez quelques jours encore dans un internat calme. Il fallait détendre les nerfs, soulager la conscience et éviter les mauvaises pensées. Eviter les mauvais commentaires.
A la proche des délibérations, chacun voulait regagner son domicile. Nous nous sommes convenus de revenir en cas d’admissibilité d’un des notre, pour booster son moral.
Quelle période ? Trois jours sans véritablement dormir. La nuit, la peur immobilisait complètement mon corps. Ah mais les résultats des séries techniques sont sortis ? Est-ce que yen’s a eu ? Quand cette question raisonnait en moi, mes dents qui tremblaient sans pitié, me donnaient le sentiment de voir un courant de mille watts de puissance me traverser. Le téléphone de yen’s, bien fermé ne pensait pas à mes nuits blanches.
C’est aujourd’hui le 6 Août, jour de délibérations des séries C et D. Rien n’avait changé en moi, toujours la même peur. L’heure à laquelle on devait tous se retrouver à Bessieux n’était plus loin.
- Shousty là tu es à quel niveau ?
- Je suis chez ma grande non loin de là !
- Beuh là je suis chez Gil avec Gracia et Adriel ! donc on se retrouve dans dix minutes.
En marche pour l’enfer ou le paradis, il fallait trouver des histoires pour être souriants. Gil qui savait qu’en cas de succès, c’était la France, semblait avoir dominé l’angoisse.
L’attente est trop longue. On peut voir une multitude de personnes dans les alentours. Pendant que nous sommes assis, ceux qui ne parviennent plus à tenir, courent, s’allongent, vont jusqu’à uriner dans des hautes herbes. Vingt-deux heures toujours rien !
- Grin !!Grin !! oui allô maman
- Cherches à rentrer, ya une dame dans le taxi qui a dit que c’est demain !
- Moi je suis sur place et les profs demandent d’attendre.
C’est vraiment une mère incroyable. La sécurité de ses enfants passe en priorité.
- Allô Rick, tu es où ?
- Je suis à la réunion.
- Ok, mais passe par Bessieux, j’attends toujours les résultats
- Ok ! sans problème.
Les familles remplissaient l’endroit déjà sombre. Plus personne ne tenait, ma petite sœur très fragile, avait un regard qui me dérangeait, même si j’étais sûr qu’elle l’aura.
Soudain, des cris de victoires inondaient le centre d’examen et les alentours.
- Oh Gil qu’est-ce qui se passe ?
- Aucun n’élève en C n’a raté et Gracia, l’autre Prince et moi avons la mention Bien.
Un élève de la C, venait de recevoir le message de notre censeur. L’effervescence de Gil, me rappelait que j’avais le numéro du censeur.
- Monsieur, c’est l’élève BOUNGOTO Joe-Vannelh, vous avez les résultats de la D ?
- Attendez encore !
Cette phrase pouvait m’envoyer à l’hôpital Général devant une foule agitée par les cris de bacheliers. Il est une heure quand mon téléphone sonne :
- C’est qui ?
- C’est lommmm !!
Le bruit des avars m’empêchait d’écouter normalement.
- C’est qui ?
- T’as eu le BAC d’office !
C’est comme si on m’avait poussé, que d’un bon de CHAMPION, tous ceux qui étaient proches de moi observaient un nouveau bachelier. Lomé, l’ami de mon père venait de m’appeler.
Ma petite sœur qui me regardait et que j’avais un peu oubliée, était prête à fondre en larmes. C’était la plus folle soirée de nos vies! On voyait les larmes de joies et de tristesses partout. Après le quasiment 100% au premier tour de notre Lycée, la rue était envahit de toutes les couleurs. Les voitures rares, klaxonnaient d’un son de félicitation. A qui l’aurait-on raconté ? Seul dix-sept des quatre-vingt élèves du Lycée de l’Excellence, ont eu le Bac au second tour. Tous les autres ont à peine raté sinon eu la mention bien.
Les téléphones qui sonnaient, donnaient un rythme inhabituel. C’est dans ce tourbillon, que le premier numéro qui me revenait n’était autre que celui d’HONEY.

La fièvre du BAC passé, c’est la douleur de perdre ses amis qui s’annonce. Amanké, Prince Hardy, Gil et Gracia sont entrain de préparer leur voyage. La maudite préinscription que j’avais, ne devait pas figurer dans mon dossier aux bourses et stages. Quelle magouille ! Malgré les 10,63 annuelle écrit sur mon bulletin du troisième trimestre, le destin de l’étranger était soit pour ceux dont les parents sont prêts à tous les sacrifices, soit pour ceux dont les parents pensent à l’après BAC de leurs enfants.
- Frangin, je voyage jeudi ensemble que Gracia et Prince Hardy !
- Ah bon ? Ok, je ne crois pas que je serais de retour sur Libreville avant. Donc je t’appellerai quand vous seriez à l’aéroport.
J’étais dans cette pitoyable ville de Moanda, avec le seul espoir de convaincre un père, qui disait n’avoir pas les moyens. C’est dans cet endroit que tous mes espoirs étaient enterrés. Le sentiment d’avoir un BAC D inutile m’embrigadait. Gil qui connaissait la situation difficile que je vivais, ne manquait pas de compatir.
- Ah ma belle sœur, le père de Vannelh est quand même commissaire d’une ville, comment il ne peut pas se battre comme tous les autres parents pour qu’il sorte ?
- Ah je ne peux rien dire.
La douleur qui m’obligeait à remonter sur Libreville, me donnait le soulagement de quitter une zone frustrante. Ma mère qui en ce temps n’avait aucune possibilité financière, pleurait au téléphone avec des parents qui n’étaient pas prêts de m’aider.
L’au revoir que je donnais à Gil et aux autres, m’annonçait la misère future au GABON…

Fin.

Ecrit par Joe-vannelh BOUNGOTO, le 4 mai 2010

Fondation Jean-Baptiste MOULACKA

Reconnaissance juridique n° 00130/MISPD/SG/MBI du 29 juillet 1999
Membre du Conseil National des Eglises de Réveil (C.N.E.R.)

DEPARTEMENT JEUNESSE BETHSAIDA PK08

Jeunesse Active pour Christ
‘’ J.A.C ’’

1 Timothée 4:12

Rapport d’activités

Octobre 2010-Juin 2011

Contacts : 07-75-03-09 / 07-38-78-06 / 05-26-01-80.

INTRODUCTION

Depuis son arrivée à la tête du Département Jeunesse de l’Eglise locale Béthsaïda sise au P.K.8 le 3 octobre 2010, le Président Joe-Vannelh BOUNGOTO avec son conseil s’est employé à atteindre un certains nombre d’objectifs fixés pour la jeunesse, conformément au programme d’activités établi pour le compte de l’année ecclésiastique 2010-2011.
Au-delà des différentes activités menées, nous tenons à préciser ici que la période allant d’octobre à décembre 2010 a entre autre été consacrée à poser des fondements devant permettre au conseil local des jeunes d’atteindre les objectifs visés et à amener les membres de la J.A.C à s’imprégner au mieux de la vision de l’année.
Ci-contre, nous présenterons de manière plus ou moins explicite, le bilan de 9 mois d’activités ; ce bilan s’articulera autour des points principaux que sont :

Les objectifs généraux.
Les relations extérieures.
Les mesures disciplinaires.

I / LES OBJECTIFS GENERAUX

Les objectifs généraux ont été définis comme il suit :

 En vue d’organiser un meilleur suivi de l’activité des comités locaux, il est bon d’octroyer à chaque comité, un registre où il sera fait mention de leurs différentes activités hebdomadaires, des difficultés rencontrées et les propositions des projets internes. Ces cahiers d’activités permettront à l’administration des comités d’être continue et mieux contrôlée.

 Pour évaluer notre travail et mieux connaitre nos effectifs, il doit être fait un recensement des membres chaque quatre (4) mois.

 Pour rendre pérenne les archives de son administration, mieux conserver le patrimoine relatif à l’organisation de la CEFAS (Cérémonie de Fin d’Année Scolaire) et recevoir nos invités, le Département Jeunesse pourrait bénéficier d’un local (bureau).

 Afin d’encourager les jeunes à prendre une part active dans les programmes du Département, il est plus que nécessaire de remettre le journal des jeunes (Local Jeunes) à leur disposition. Mais aussi de créer un site internet pour faire découvrir de manière plus large, nos activités.

Nous pouvons dire que dans l’ensemble, les objectifs susmentionnés ont pour la grande majorité été atteints, dans la mesure où dans un premier temps la J.A.C a pu se doter de registres de travail pour chaque comité afin de consigner toutes les données liées aux activités menées, les propositions de projets internes, les difficultés rencontrées,….En bref, la J.A.C possède à ce jour une bande de données écrites (archives) et un placard offert par le Président qui permettra de les conserver. Concernant les effectifs du Département, même s’il est vrai qu’ils évoluent en dent de scie, un grand travail a tout de même été accompli car nous pouvons affirmer que la J.A.C compte aujourd’hui un peu plus de jeunes actifs fidèles et véritablement engagés qu’il y a environ deux ou trois ans. Dans l’ensemble ces effectifs sont actuellement évalués à 72 membres, eu égard au dernier recensement effectué au sein la J.A.C.
Dans le souci de s’ouvrir à un maximum de jeunes de divers horizons possibles, la J.A.C a pu se doter de moyens de communication tels que son journal écrit « local jeunes », une adresse électronique ‘’ local.jeunes@yahoo.com ’’, une page facebook et un site internet www.dj-bethsaida.onlc.fr.
Concernant le projet de construction de ses locaux (bureau + bibliothèque) dans l’optique de mieux organiser son administration, conserver son patrimoine,… la J.A.C a pu avec le concours de l’église locale, engager les travaux y relatifs. Bien que connaissant un ralentissement dû à certains faits, le dit projet reste tout de même en cours de réalisation.
La J.A.C s’est entre autre dotée de 10 corbeilles (poubelles) devant permettre d’assainir le temple. Nous avons également noté la dotation de 12 tee-shirts imprimés aux couleurs de la J.A.C, faite par le Président Joe-Vannelh BOUNGOTO au comité Sécurité-Hôtesses, cela dans le souci de donner à nos cultes une meilleure configuration.

II/ LES RELATIONS EXTERIEURS

Concernant le volet de relations extérieures, de nombreuses actions ont été menées à savoir :

 Etablir le rapprochement entre les départements jeunesse des différentes paroisses du Ministère.
 Nouer un partenariat d’échanges avec les départements jeunesse des différentes églises sœurs.
Pour ce qui est du rapprochement des départements jeunesse du Ministère, les actions menées l’ont beaucoup été sur le plan local, c’est-à-dire au niveau de Libreville ; ces actions vont s’étendre vers l’intérieur du pays à compter de la période de vacances de fin d’année scolaire (Août-Septembre 2011).
Quant aux partenariats à tisser avec la jeunesse des différentes églises sœurs du pays, la première démarche a été d’adresser des courriers de prise de contact et de présentation de la vision que nous avons du partenariat souhaité. Ce partenariat repose essentiellement sur l’évangélisation, le suivi scolaire,… Après toutes les démarches entreprises dans ce cadre, seule la Jeunesse pour Christ (J.P.C) de l’église ‘’Alliance Chrétienne et Missionnaire du Gabon (paroisse de Nzeng-Ayong) a entièrement épousé notre vision et à ce jour, ce partenariat a déjà pris corps et vie entre les deux différents départements jeunesse.

III/ LES MESURES DISCIPLINAIRES

Pour ce qui est des mesures disciplinaires, il a été relevé tout au long de l’année certains cas d’indiscipline à la suite desquels ‘’ Le Conseil de discipline’’ a été saisi par certains membres du Conseil Local des jeunes (Bureau de la JAC). A cet effet, selon les cas présentés, les mesures ont suivi.
Dans un premier temps, le frère ONGONO N’NA Patrice, responsable adjoint du comité Suivi-Scolaire lors du remaniement du Conseil en Janvier 2011, s’est vu démis de ses fonctions pour cause d’absentéisme avéré et volontaire aux différents programmes de la J.A.C. Ayant donc constaté que le frère suscité ne remplissait plus ses missions, le Conseil décida de le remplacer.
Entre autres cas d’indiscipline, le frère MANEMBE Fred Dasilva du Comité chantre, après avoir été à deux reprises consécutives traduit en conseil de discipline, a été placé sous sanction pour une durée de deux (2) mois à compter du samedi 16 juillet 2011.
Les frères MANGANGOU Francis et KENGUE NGOTA Drelle du Comité Sécurité-Hôtesse, après avoir été traduits en conseil de discipline courant juin 2011 par leur Responsable Billy MICKOLO ont été mis en observation et doivent se soumettre à un suivi spirituel jusqu’à nouvel ordre, ce à compter du mois de juillet en cours.

Après avoir ainsi présenté de manière pour le moins brève les différents aspects de l’action menée par le Président Joe-Vannelh BOUNGOTO et son Conseil à la tête de la J.A.C depuis Octobre 2010, espérant entre autre avoir été à la hauteur de la confiance que vous Pasteur Local Marie-Paule MOULACKA et Excellence Evêque Jean-Baptiste MOULACKA avez placée en notre Président et donc en son Conseil, trouvez par ce rapport l’expression de notre profond respect et une volonté de servir l’Eternel sous vos orientations.

Fait à Libreville le 16 juillet 2011

Le Président

Joe-Vannelh BOUNGOTO

20
juin 2011

L’Afrique depuis des années est transformée en champ de discordes et de batailles, impulsées par de nombreuses dictatures plus fortes dans le temps. C’est fort de ces considérations, que grand nombre d’africains vivent dans le doute d’un lendemain meilleur de démocratie et de justice sociale. Ces craintes sont d’autant plus fortes et grandes, lorsqu’après la fin des partis uniques dans ce continent, il est rare d’observer des Etats qui appliquent les nombreuses résolutions des assises nationales visant essentiellement l’instauration des libertés individuelles et des conditions de vies adéquates. Ce continent peuplé d’un peu plus de huit cent cinquante cinq millions d’habitants, a connu dans sa période des indépendances, des hauts calibres, des hommes nationalistes qui n’ont eu que pour ambition majeure, l’accession à la souveraineté de leur Etat. En parallèle à ces grandes éminences africaines a grandi depuis la seconde moitié de la fin du colonialisme, des leaders vidés d’intérêts d’ensemble. On a tour à tour vu, des chefs africains soutenus sans réserve par d’anciens colons ayant des buts inavoués. Mais les africains sont loin d’être dupes et sont dotés d’une capacité énorme à lire dans l’obscurité qui conditionne les relations Afrique-Occident. Le rapport de force entre les supposés partenaires connait une expansion plus grande que les normes souhaitables. Toute la politique africaine semble se concevoir ailleurs que dans sa terre, semble s’enrichir d’immenses secrets diplomatiques et affectifs entre les supposés partenaires. La création de l’union africaine revêtait nul doute le désire d’intensifier les partenariats sud-sud et d’inciter les africains à prendre seuls en mains leurs destins. La pensée dominante faisant état d’un organisme continental géré et organisé par des chefs amis, a lourdement ralenti le militantisme du peuple noir à la recherche d’une réelle démocratie populaire à partir de laquelle le destin du pays ne pourrait se décider sans son accord préalable. Ce laxisme des populations trouve son explication dans la crainte perpétuelle d’entamer des batailles libérales et pacifiques auxquelles les victoires semblent hypothétiques et dont la répression certaine, ferait uniquement des martyrs. La voie de l’Afrique tracer hâtivement par les colons, donne lieu à des révoltes sanglantes et même insolubles. Ces systèmes totalitaires et autocratiques mis en marche par la fallacieuse diplomatie, n’ont dans les reins qu’un désire ardent, vivre ou mourir en maître absolus sur leurs administrés perdurant dans un état loqueteux souhaité. Ces chefs africains manquent de réalisme s’ils voient en la diplomatie une source affective vidée d’intérêts économiques. Dissocier les intérêts politiques et économiques n’est autre que le fruit de l’ignorance. La célèbre phrase du Général De Gaul « La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts » est là la vision claire de la diplomatie. Tout ce qu’on veut y croire d’autre n’est que farce et tromperie. La diplomatie c’est avant tout, l’art de tromper. La politique des gouverneurs d’Afrique est basée sur la confiance aveugle en cette tromperie. Ces mêmes diplomates occidentaux qui s’affichent devant les médias pour réclamer plus de liberté d’opinion, d’expression et des conditions de vies acceptables, encouragent les partenariats militaires et vont jusqu’à donner à des petits Etats ou groupuscules, des armes de destructions massives dont les kalachnikovs et saluent les performances économiques de leurs pays. C’est là tout le cynisme qui dérange.

Pendant que plusieurs africains sont à la recherche chaque jour un peu plus d’eau et de nourriture, les hommes au service de leur seul aisance financière, affirment prendre en compte les préoccupations des populations et vont jusqu’à annoncer des solutions rapides et durables dans leurs discours. En Afrique, le mot institution prend tout son sens dans l’amusement. Les parlements, les conseils constitutionnels et tous les appareils des Etats copiés chez les occidentaux, disent militer pour plus de démocratie et de bien naître, justifiant ainsi leurs mandats respectifs et répétitifs. Les colons qui connaissent le chemin qu’ils ont tracé pour n’avoir réalisé aucune grande œuvre visant la démocratie ou autres dans ces nombreux pays d’Afrique, parlent de non ingérence dans les affaires des anciennes colonies, pourtant, mettent en œuvre d’importants investissements dans des secteurs dominés par la corruption et l’impunité. N’est-ce pas là une moquerie ? L’Occident ignore-t-elle la situation critique des pauvres populations abandonnées et ne bénéficiant en général d’aucune aide vitale par ces Etats avec lesquels les financements sont nombreux ? Les structures sanitaires sont défaillantes et parfois inexistantes par endroit. C’est l’une des grandes plaies du continent, la non prise en charge correcte des habitants. Quand ces structures sanitaires existent et vivent de manière acceptable, l’accès est interdit au citoyen l’ambda. Les bâtiments devant permettre de traiter ou même d’enterrer nos cadavres sont difficilement équipés et toilettés.  C’est à croire qu’un état n’est bon, que s’il sert l’Occident plutôt que son peuple. Les nombreux investissements dans les capitales mondiales par nos chefs africains, démontrent bien l’étroitesse des relations intimes avec les occidentaux qui ne se lassent pas de les duper en leur donnant des espoirs éternels à travers ces amitiés égoïstes.  Tout ce qui se fait par l’Occident n’a pour seul but que son hégémonie dans le monde. L’ONU créée par les grandes puissances pour servir leurs intérêts, s’est rendue coupable d’énormes ratées dans la pacification des conflits en Afrique et partout à ailleurs. Comment comprendre que lorsqu’un pays d’Afrique colonisé par l’un d’eux connait une situation intérieure difficile voir critique, les grandes résolutions des nations unies ne sont souhaitées activement et même hâtivement que par l’ancienne puissance coloniale ? C’est l’autre club des amis, mais un club d’amis plus puissant et imposant que celui de l’union africaine frappée d’immobilisme permanant. Les mêmes occidentaux qui allument le feu dans les ombres diplomatiques en gratifiant des méthodes de destitution de régimes à des milices, viennent jouer aux pompiers en appelant le conseil de sécurité de l’ONU à réagir. Le conseil de sécurité ce sont eux, eux les pyromanes du monde. Les guerres civiles et intérieures sont un moyen utilisé par les grandes puissances pour mettre au pouvoir des personnalités qui n’auront pour seul objectif que leur servir totalement. A quand l’Afrique indépendante ? A quand l’Afrique souveraine ? Qu’est-ce qui peut justifier qu’un grand nombre de pays d’Afrique ait signé leur adhésion à l’ONU ? L’argent et le pouvoir. Les occidentaux ont profité des accords économiques proposés pour faire mains baisses sur la vie politique et même économique de tous ces pays. L’argument fort c’était la recherche d’une paix durable dans le monde et d’un meilleur développement des peuples privés de leurs droits. L’ONU et les dictateurs sont amis, sont en phases, puisque tous veulent diriger, contrôler et imposer leurs dogmes. Le monde peut-il connaitre une paix durable avec un renforcement flagrant et patent des dictatures ? Peut-on résoudre des conflits en bombardant ou en détruisant des territoires pour prétexte de paix ? Pour l’Occident la paix c’est la guerre ou le maintien des dictatures féroces. Tant qu’il ya la paix, leurs affaires prospèrent, tant qu’il ya des dictateurs, les liasses remplissent leurs sacs par les ventes d’armes et la mise en place des contrats inégaux, tant qu’il ya la faim, ils peuvent se prévaloir êtres des humanitaires en accostant des navires remplis de vivres dans nos ports, tant qu’il ya la guerre civile ou entre Etats faibles, ils auront de bonnes occasions pour tester leur arsenal militaire et guerrier conçus pour les faibles. Rarement lors des manifestations dans les  grandes capitales, on a vu l’ONU adopter des résolutions car ces dernières sont pour l’Afrique dont la voix porte très peu. Le terrorisme tant décrié à travers le monde n’est le résultat que de l’impérialisme occidental rejeté par les peuples arabes. Comment expliquer que des milices telles qu’Al-Qaïda soient aussi bien équipée et organisée ? Que de tels organismes terroristes aient autant d’argent pour recruter des soldats et survivre sans être découverts ? C’est là le signe clair de la tromperie que l’Occident entretien dans le monde. C’est bien à partir des financements de ces occidentaux que le terrorisme est renforcé et connait son essor pour qu’ils se prévalent en bons gendarmes. L’Occident et l’ONU ont raté d’un commun accord le rôle qu’ils s’étaient officiellement fixé de jouer dans le monde.

C’est à l’image de cette grande tromperie qui caractérise le monde diplomatique entre forts et faibles, que les régimes d’Afrique et les opposants sont dans une constante complicité voilée, afin de donner un sentiment soit d’Etat fonctionnant dans les normes internationales, soit d’Etat à la recherche d’un meilleur vivre par l’activisme des partis politiques. L’Afrique a-t-elle réelle connue des opposants nationalistes et non instrumentalisés par l’extérieur ces cinquante dernières années ? Dans l’histoire d’une grande partie de nos traites d’opposants, il subsiste une main d’orée cachée qui s’attèle à les propulser pour nous sucer dans un proche avenir. En même temps, on nous dira qu’il est indispensable d’avoir des contacts extérieurs puissants pour arriver et rester au pouvoir. Ces opposants font le tour de nombreux pays frontaliers et occidentaux pour recueillir soutiens, stratégies politique et militaire afin de réaliser leurs rêves. Ces personnalités qui veulent nous diriger, oublient qu’en démocratie seul le peuple devrait avoir les règles du jeu et devrait décider de son sort. C’est là l’autre réalité du pouvoir en Afrique, il faut s’entourer, bien ou mal, il faut des soutiens dont celui de l’ancienne puissance coloniale reste prioritaire. La bénédiction de l’ancienne puissance coloniale semble nécessaire lors de l’annonce de résultats pour qu’en cas de revendications supposées légales, l’ONU tranchera en sa faveur.  Dès que celle-ci félicite le supposé vainqueur, il n’y a plus de voix au sein de cette ONU qui pourraient s’y opposer ou aller contre ce principe créé d’ailleurs par ces occidentaux.

Jusqu’où l’ONU et ses pyromanes veulent-ils aller ? Combien d’africains doivent tomber sous les bales de leurs frères ou des soldats étrangers ? L’avenir de ce continent est diffus dans toutes ses formes. L’indépendance n’aura de force que dans les cœurs et la décolonisation ne sera qu’un rêve inutile et irréaliste. L’occident ne tirera jamais les leçons de ses actions, bien au contraire, elle trouvera des moyens drastiques soient-ils pour justifier l’injustifiable. Pour jouer aux humanistes internationaux et légendaires. Après le Rwanda, la Côte d’Ivoire et la Lybie, à qui reviendra le tour comme champ d’expérimentation de cet humanisme fasciste ? Cette question devrait inquiéter et concerner tous les africains. Ne nous y trompons pas, nous ne sommes pas à l’abri de ce groupe d’amis puissants. Les quelques bases militaires qui demeurent dans ce continent nous attendent demain et ce malgré notre confiance aveugle en ce qu’elles viendraient nous secourir. D’ailleurs secourir contre qui ou contre quoi ? Ce sont eux qui sont à la fois les adversaires et les justiciers de l’Afrique. 

 

 

 

 

 

Ecrit par :

Joe-Vannelh BOUNGOTO, étudiant en MP2 à l’ENS-Gabon le 9 avril 2011. 

26
avr 2011
Posté dans Non classé par myrva à 11:00 | 2 réponses »

Bienvenue sur Unblog.fr, vous venez de créer un blog avec succès ! Ceci est votre premier article. Editez ou effacez le en vous rendant dans votre interface d’administration, et commencez à bloguer ! Votre mot de passe vous a été envoyé par email à l’adresse précisée lors de votre inscription. Si vous n’avez rien reçu, vérifiez que le courrier n’a pas été classé par erreur en tant que spam.

Dans votre admin, vous pourrez également vous inscrire dans notre annuaire de blogs, télécharger des images pour votre blog à insérer dans vos articles, en changer la présentation (disposition, polices, couleurs, images) et beaucoup d’autres choses.

Des questions ? Visitez les forums d’aide ! N’oubliez pas également de visiter les tutoriels listés en bas de votre tableau de bord.

dofus-blog |
La chaîne publique 2011 " M... |
100%PeOOple |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | CISAILLE ET PLIEUSE COMBINE
| Lwchawcha:L'école de la réu...
| cathophalsbourg